Publié le 2 novembre 2026
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Mis à jour le 2 novembre 2026
Date(s)
le 6 février 2026
Lieu(x)
Campus Carlone
Madame Débora MOREIRA ARAúJO
ARTS VIVANTS DOMINANTE THEATRE
Soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés
La quête du vivant dans le théâtre de Grotowski. Étude analytique et esthétique de la « via negativa » appliquée à l'art de l'acteur (1959-1969)
Travaux dirigés par Monsieur Jean-Pierre TRIFFAUX
Thèse soutenue le vendredi 06 février 2026 à 14h00
Lieu : Campus Carlone, 98 Bd Edouard Herriot, 06200 Nice
Salle : du Conseil
Composition du jury proposé
| M. Jean-Pierre TRIFFAUX | Professeur émérite | Université Côte d'Azur | Directeur de thèse |
| M. Jean-Marie PRADIER | Professeur émérite | Université de Paris 8 | Examinateur |
| Mme Brigitte JOINNAULT | Maîtresse de conférences | Université Côte d'Azur | Examinatrice |
| M. Gilberto ICLE | Professeur des universités | Universidade Federal Rio Grande do Sul | Rapporteur |
| Mme Nathalie GAUTHARD | Professeur des universités | Université Paris-8 | Président |
| Mots-clés : | Études théâtrales, Vivant théâtral, Grotowski, via negativa, l'art de l'acteur, spectateurs |
| Résumé : |
| Au cours du XXème siècle, le théâtre a évolué en se détachant du textocentrisme et en mettant l’accent sur l’acteur et sa performance. Il s’est ainsi imposé comme un art du vivant. Naîtra alors le concept de vivant théâtral qui désigne la complexité des relations établies entre l’acteur et le public durant une représentation. Grotowski s’inscrit dans cette dynamique de transformation des paradigmes théâtraux. Ce travail s’attache à reconstituer et à analyser le vivant théâtral grotowskien selon la perspective de la via negativa, appliquée particulièrement à l’art de l’acteur, telle qu’elle est mise en oeuvre dans le cadre de la période du théâtre comme présentation. Quelles formes prend le vivant théâtral grotowskien et comment sa quête se meut-elle au fil du temps et de ses spectacles entre 1959 et 1969 ? Cette recherche ambitionne de trouver un chemin de réponse à cette question. Nous analysons des captations audiovisuelles et des photographies des spectacles couvrant la période de Orphée à Apocalysis cum figuris, avec une étude approfondie des textes de Grotowski et de ses collaborateurs directs, tels que L. Flaszen et E. Barba. Ces textes permettent de clarifier les spécificités des productions du Théâtre Laboratoire et de comprendre les changements dans la réflexion du metteur en scène concernant l’acteur et le public. La méthodologie employée combine quatre approches : l’analyse de contenu, la reconstitution historique du spectacle, la méthode historique-critique interne et l’objectivation participante. L’hypothèse de départ est que le mouvement du vivant grotowskien est guidé par une technique complexe de soustraction, c’est-à-dire la via negativa. Cette thèse est donc organisée en trois micro-périodes. Dans un premier temps, nous observons que le vivant grotowskien se présente sous la forme d’un archétype mythique caricaturé qui se dégage du texte et est transmis au public, compris comme un réceptacle, par un acteur-vecteur. Dans un second temps, nous vérifions que ce vivant émerge de la relation entre les acteurs et les spectateurs. Subséquemment, nous voyons que le vivant découle du corps de l’acteur et peut se transformer dans la subjectivité de chaque spectateur. Nous constatons enfin que la voie négative en même temps qu’elle guide le déplacement du vivant grotowskien, le mène à sa disparition. |
| Summary: |
| During the 20th century, theatre evolved away from text-centredness and towards a focus on the actor and their performance. It thus established itself as a living art form. This gave rise to the concept of theatrical vivant, which refers to the complexity of the relationships established between the actor and the audience during a performance. Grotowski was part of this dynamic transformation of theatrical paradigms. This work seeks to reconstruct and analyse Grotowski's vivant theatre from the perspective of the via negativa, applied particularly to the art of acting, as implemented during the Theatre as Presentation period. What forms does Grotowski’s theatrical vivant take and how does his quest evolve over time and through his performances between 1959 and 1969? This research aims to find an answer to this question. We will analyse audiovisual recordings and photographs of the performances, covering the period from Orpheus to Apocalysis cum figuris, with an in-depth study of the texts of Grotowski and his direct collaborators, such as L. Flaszen and E. Barba. These texts will help to clarify the specificities of the Theatre Laboratory’s productions and to understand the changes in the director’s thinking about the actor and the audience. The methodology employed will combine four approaches: content analysis, historical reconstruction of the performance, the internal historical-critical method and participatory objectification. The starting hypothesis is that the movement of the Grotowski vivant is guided by a complex technique of subtraction, i.e. the via negativa. This thesis will therefore be organised into three micro-periods. First, we will observe that Grotowski’s vivant movement takes the form of a caricatured mythical archetype that emerges from the text and is transmitted to the audience, understood as a receptacle, by an actor-vector. Secondly, we will verify that this vivant being emerges from the relationship between the actors and the audience. Subsequently, we will see that the living being flows from the actor’s body and can be transformed in the subjectivity of each audience member. Finally, we will see that the negative path, while guiding the movement of Grotowski’s vivant being, also leads to its disappearance. |