Publié le 2 novembre 2026
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Mis à jour le 2 novembre 2026
Date(s)
le 16 octobre 2026
Lieu(x)
Campus Carlone
Madame Lauriana DUMONT
LANGUE, LITTERATURE ET CIVILISATION ANGLOPHONES
Soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés
Le rôle des écrits de jeunesse chez les auteurs du monde anglophone au dix-neuvième siècle
Travaux dirigés par Madame ALICE DE GEORGES et Madame EMMANUELLE PERALDO
Thèse soutenue le vendredi 16 octobre 2026 à 14h00
Lieu : Campus Carlone - Bat A 98 bd Edouard Heriot - 06200 NICE
Salle : du Conseil
Composition du jury proposé
| Mme ALICE DE GEORGES | Maîtresse de conférences | Université Côte d'Azur | Directrice de thèse |
| Mme Emmanuelle PERALDO | Professeure des universités | Aix-Marseille Université | Co-directrice de thèse |
| M. Christian GUTLEBEN | Professeur émérite | Université Côte d'Azur | Examinateur |
| Mme Nathalie VANFASSE | Professeure des universités | Aix-Marseille Université | Examinatrice |
| M. Xavier GIUDICELLI | Professeur des universités | Université Paris-Nanterre | Rapporteur |
| Mme Nathalie JAECK | Professeure des universités | Université de Bordeaux-Montaigne | Rapporteure |
| Mots-clés : | juvénilia, romanciers, littérature anglophone, développement |
| Résumé : |
| Cette thèse analyse les juvénilia, -ou écrits de jeunesse- des romanciers anglophones du XIXe siècle. À travers un corpus de dix-neuf membres (âgés de six à vingt-cinq ans) dont font partie Jane Austen, les quatre Brontë, Lewis Carrol, Charles Dickens, Robert Louis Stevenson et Virginia Woolf, on tente de comprendre le rôle de ces premiers textes dans les trajectoires d’écriture des auteurs. Les juvénilia sont d’abord analysés en tant que phénomène littéraire. S’ils ne forment pas un genre à part entière, ils possèdent des caractéristiques communes aussi bien présentes dans les écrits des filles que dans ceux des garçons et qui témoignent du développement de l’individu. Contes, pièces de théâtre, poèmes, textes journalistiques et épopées juvéniles semblent constituer des pierres angulaires dans la construction de la future écriture romanesque. On se penche ensuite sur les personnalités littéraires qui animent ces premiers écrits : l’enfant imite le réel, mais crée également des mondes imaginaires et entreprend des travaux collaboratifs avec ses paires ou ses encadrants. On fait alors une distinction entre textes « introvertis », qui aident souvent les aspirants auteurs à épaissir et à densifier l’atmosphère de leurs romans adultes, et d’autre part les textes dits « extravertis » qui luttent pour rester en symbiose avec leur contexte extérieur. Enfin, on s’interroge sur les qualités littéraires des juvénilia : à travers une analyse quantitative, on dégage des similarités linguistiques qui soulignent le caractère incarné de cette pratique. Malgré de nombreux défauts thématiques et stylistiques, on trouve en juvénilia les germes des motifs porteurs des grands romans de la période. De ce travail ressort surtout l’idée qu’il faut lire les écrits de jeunesse, non pas parce qu’ils seraient toujours équivalents à des œuvres matures, mais parce qu’ils pourraient renseigner les chercheurs de nombreuses disciplines (littérature, psychologie, neurodéveloppement, sociologie, histoire) sur l’humain et son enfance. Cette thèse invite donc à penser l’écriture comme un art vivant, imbriqué dans des processus biologiques et psychologiques humains. Dans ces conditions, créations et créateurs devraient être étudiés ensemble, dans un décloisonnement épistémologique. |
| Summary: |
| This dissertation analyses the literary juvenilia of 19th-century English-speaking novelists. The corpus contains nineteen authors ranging in age from six to the mid-twenties, including Jane Austen, Charles Dickens, the four Brontës, Robert Louis Stevenson, Lewis Carrol and Virginia Woolf. The goal is to understand the role of these first writings in their later careers. First, the literary features of juvenilia are investigated. If these texts cannot be considered as forming a specific literary genre, they share common traits, whether they are boys’ or girls’ writings, thus revealing cognitive and psychological mechanisms associated with the status of their authors as growing individuals. Several literary genres appear and serve as cornerstones for the novel: fairy tales, theatre, poetry, journalism and the epic mode. Then the thesis delves into the emerging literary personalities, emphasising the presence of Mimesis as well as collaboration and the creation of imaginary worlds. The juvenilia are sorted into two categories: “introverted” texts and “extroverted” ones: the former being linked with greater atmospheric qualities while the latter are more reliant on their external context to build their plots. Finally, the literary merits of juvenilia are assessed. Thanks to a quantitative computational method, linguistic similarities are identified and suggest the embodied nature of juvenile writing. In spite of many stylistic and thematic flaws, some of the ideas found in these early attempts will eventually find their way into the greatest works of the period. It seems that juvenilia should be read not because they would always equal mature works but because they may be instructive for different fields of research (literature, psychology, neurodevelopment, history or sociology) about human beings and their childhoods. This work could lead to seeing literature as a living kind of art intertwined with biological and psychological growth. Therefore, creations and their creators should be studied together in an epistemological decompartmentalisation. |